Plan sobriété numérique : les accords de -1,5 Mo
Plan sobriété numérique : les accords de -1,5 Mo
le 26/10/2022 par fruggr
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Paris, le 17 octobre 2022 

La sobriété énergétique passera par le numérique, qui est à la fois une partie de la solution et une partie du problème. Selon uneétude, il pourrait peser 51% des dépenses énergétiques à moyen terme*. 

Nous sommes convaincus que le secteur peut et doit agir tout de suite. Et nous appelons toutes les entreprises, les collectivités et les citoyens à nous rejoindre. Nous consommons tous le digital. 

Avecles accords de Paris, peu de choses ont été faites concernant la transition écologique et énergétique. Depuis cet accord, le poids moyen d’une page non seulement ne s’est pas amélioré mais s’est alourdi de 335%. En effet le poids médian d’une page est passé de 470ko à 2042ko soit une obésité numérique en croissance de 1,5Mo par page.** 

La consommation de données poursuit aussi son ascension, et s’élève à 12 Go par mois et par abonné 4G au troisième trimestre 2021, soit + 10 % en un an. Au total, 2,3 exaoctets ont été consommés ce trimestre. (source ARCEP) 

Dans la continuité du plan sobriété énergétique du gouvernement, notamment sur le numérique, nous proposons un engagement fort : stopper la surconsommation et initier une baisse durable. Un accord sur une réduction de cette obésité numérique avec un poids moyen vers 1,5 Méga Octets.  

L’enjeu est simple et de taille : stopper l’obésité numérique qui consomme toujours plus de ressources planétaires (énergie, eau, minerais...)et commencer à l’infléchir. 

D’une part, en faisant attention à la consommation de nos équipements. Le ministère de la Transition Écologique nous informe que leurfabrication représente plus de 75% de l’empreinte environnementale du numérique. Nous prônons donc l’allongement de leur durée de vie par un accompagnement sur la réparabilité, qui, en plus d’un impact sur l’environnement aura un impact sur le pouvoir d’achat, en limitant lerenouvellement des terminaux (ordinateurs, téléphones, ...).  

D’autre part, en systématisant une approche d’écoconception des services et applications numériques. Ce levier est essentiel pour permettre à des équipements anciens de continuer à fonctionner et donc stopper cette obsolescence programmée. Cela permet de réduire l’empreinte du numérique des entrepriseset de rendre les services numériques accessibles aux équipements datés qui n’ont pas forcément bénéficié des dernières mises à jour. 

1,5Mo cela représente peu à l’échelle de chacun.  

Sur la consommation individuelle, c’est 12 secondes de lecture d'une vidéo en ligne (en définition standard en 4G) ou 1 minute de consommation d'un fil d'actualités sur un réseau social*** 

Nous nous engageons à mener toutes les actions pour atteindre cet objectif avec les parties prenantes et agir sur les 5 milliards de pages web répertoriées.  

Cela passera par des actions de sensibilisation de toutes les parties prenantes, de formation au numérique responsable et de mise en pratique concrète de l’écoconception de services numériques. 

Un engagement immédiat, clair et affiché. Un engagement qui sera mesuré. 

Le mot d’ordre ? Diminuer. La consommation des terminaux, celle des datacenters, et plus globalement l’empreinte du numérique. 

Nous nous engageons dès à présentà rendre le numérique durable. 

Signataires : Digital4better x fruggr, Telecoop, LeChaudronSenseactivists,  Every1Counts, Pixelis,  Webforce3, HOP Halte à l'Obsolescence Programmée, Acces inclusive tech, Ctrl S 

*Source : “On Global Electricity Usage of Communication Technolog: Trends to 2030”, Anders S.G. Andrae  

***Source: https://bienvivreledigital.orange.fr/numerique-responsable/a-votre-avis-quest-ce-qui-consomme-le-plus-de-datas/ 

 
 
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